Au pays de la fessée interdite.

Publié le par mamande4

 

Il y a quelques semaines passait ce documentaire, du même nom, sur Arte et c'est assez dubitative, j'avoue, que je l'ai visionné.

 

Je me suis peu informée sur la non-violence dans l'éducation, à savoir que je n'ai lu aucun ouvrage "référence" en la matière.

J'ai juste retenu des idées ça et là sur le net et lors d'échanges avec d'autres parents.

J'ai décidé en devenant Maman que je passerai mon tour question punition corporelle.

Donc ce qui suit n'engage que mon propre avis.

 

 

 

Pour en revenir à ce documentaire, je retiens essentiellement le modèle de famille présenté qui avoue, ne pas être adepte du châtiment corporel, tout simplement parce que c'est un concept qui leur est étranger...

En effet, on pourrait faire le lien avec un schéma de pensée d'où est absent la violence puisqu'on ne l'a jamais soi-même expérimenté.

Par exemple; pour moi, mettre un enfant "au coin" est une notion que ne me traverse jamais spontanément l'esprit, n'ayant jamais connu ce genre de punition étant petite. Je n'en comprend d'ailleurs pas les fondements.

 

 

Je viens tout de même d'une famille où très rarement j'ai reçu des fessées, où j'ai entendu qu'une "claque" de temps à autre remet les idées en place, ... la violence extrêmement rare mais l'épée de Damoclès était là en sous-marin.

J'ai gardé de cela des automatismes de pensées, qui ne restent que des pensées je m'y efforce ...

Car ayant un peu connu ce type de fonctionnement, j'ai parfois des envies, des pulsions de passage à l'acte.

Je suis tellement hors de moi que j'ai envie de frapper, de casser. Je fais un travail sur moi pour ne pas en arriver à ce point.

 

Et toujours dans ces moments-là, me reviennent des images de "châtiments" déjà vécus par moi petite, jamais d'innovation : je me vois frapper mon enfant sur les fesses, jamais le mettre au coin, jamais le gifler (ça non plus, j'ai pas connu!),  ... (CQFD??)

 

 

Mais pourquoi, diable, se torturer les méninges avec la non-violence??

Une petite claque n'a jamais tué personne!

Voyez, je suis toujours là!

 

 

Justement quelques autres réflexions m'ont un peu fait travailler les méninges.

 

En vrac et sans citer les sources, car j'ai oublié ...

 

Les "châtiments corporels" tendent à diminuer et même disparaître plus l'enfant grandit, preuve qu'on exerce au travers de la punition physique un pouvoir et une domination sur l'enfant.

 

Imaginez-vous filer une tarte à mon grand ado qui pèse plus lourd que moi et qui me dépasse d'une tête, c'est risquer gros, non?

 

On s'insurge sur l'homme qui frappe sa femme, on entend d'ici la bonne copine qui répète :"ma vieille, il l'a fait une fois, il le refera!"

Cet acte est punit par la loi.

On ne trouve pas normal que le couple fonctionne dans une dynamique de violence physique et/ou verbale et/ou psychologique.

 

Et la dynamique violente des parents vis à vis des enfants?

 

 

Autre chose, si je ne suis pas d'accord ou en colère avec mon amie, mon voisin, ma mère, mon patron, mon mari ... vais-je pour autant lui "casser la gueule"?

 

 

 

Je pose ici plusieurs de mes réflexions et je n'ai pas pour autant (encore)pu me déprogrammer de ce concept de "pensée de la fessée".

J'y travaille, paradoxalement se défaire de la violence physique est un combat.

 

Le plus important dans cette histoire, c'est que toutes ces réflexions ont ouvert la porte à des remises en questions sur notre façon de nous comporter avec nos enfants.

On ne pense plus punition, le mot "fessée" a disparu et on a pu mettre des mots sur le malaise et la tristesse qu'engendre le passage à l'acte et le fait d'en avoir été victime, enfant.

 

Nous mettons des limites, il ya des interdits chez nous mais pas dans la peur et la répression.

 

 

 

Publié dans Matern'attitude

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